Le comte des Lissances était un bel esprit mais l’importance lui tournait la tête ; son ver rongeur était de n’être point le maître de toute la télématique du royaume. Toujours plein de ses occupations et, avec qui que ce fût, roi de ses moments et de ses heures, et le tyran de ses familiers, il s’étourdissait de sa fonction sans peut-être y croire lui-même. Personne n’avait plus d’agrément, de mémoire, de lumière, de connaissance de notre informatique, d’art de ménagement pour savoir les prendre, plaire, s’insinuer, et parler toutes sortes de langages ( asp, java, xml, asps) ; beaucoup de savoirs et des talents sans nombre qui le rendaient propre à tout, car en surplus il était décoratif. Tandis que Sa Majesté se réservait de choisir quel sous-traîtant serait le plus à même de fournir à sa cour l’infrastructure de communication ; pigeon voyageur et autre messager, le comte additionnait les voyages et les formation de programmeur et le travail à domicile, lançant des solutions qui tombaient aussitôt, mal faisables ou mal perçues, faute de moyens, faute de clarté, faute d’une étude approfondie des dossiers particuliers à chaque mission. Le comte se fiait trop à sa rigueur binaire comme s’il passait la main sur une rangée de moulins à prières, mais les formules mécaniques ne montaient guère jusqu’au ciel et les dieux lui étaient sourds.
mai 29, 2008