Narcissisme
août 18, 2008
Le narcissisme, hélas ! est universel. Ne change que la dose d’effort qu’on y met. Il y a le narcissisme « qui a sa dignité », en réalité le narcissisme paresseux, qui ne fait jamais vraiment ce qu’il faut pour sa cause. Et il y a le narcissisme qui mouille sa chemise, mal vu au début car ses mesquineries, complaisances et trucages sautent aux yeux ; puis on n’y pense plus et, à la longue, c’est lui qui gagne.
Le pire qui puisse arriver à un homme qui a l’insigne faiblesse de penser à sa gloire, c’est de s’y prendre comme un manche et, au bout du compte, par scru pules de dernière heure, modestie mal placée ou peur d’être percé à jour, de n’en obtenir aucune.
Nous finissons tous comme Narcisse. Ne changent que l’âge auquel chacun succombe et le nombre de bulles grotesques qu’il fait en se noyant dans sa propre image (ah ! ces vieillards dignes qui soudain ne le sont plus, ces ex-discrets qui se mettent intarissablement à parler d’eux-mêmes, qui font verbalement sous eux!)
Choisir
août 14, 2008
Il en est des relations avec les êtres comme de la relation avec Dieu selon Pascal : à un certain moment, il faut parier. Non plus composer, doser, tergiverser, mettre ses oeufs dans tous les paniers, mais s’engager enfin, une fois. Lavelle : « Bien qu’il [l'amour] soit universel et qu’il nous oblige à aimer toutes les créatures comme l’intelligence qui, elle aussi, est universelle et nous oblige à penser tout ce qui est, on comprend qu’il puisse y avoir pour lui un être d’élection sur lequel il est juste qu’il se porte, comme l’intelligence qui s’attache avec prédilection à une seule idée où elle retrouve pourtant la vérité tout entière. » Et Jankélévitch : « Les amitiés s’entre-empêchent dans un coeur trop hospitalier. »
Randy rules
août 6, 2008
A Few Words in Defense of Our Country
By Randy Newman
I’d like to say a few words
In defense of our country
Whose people aren’t bad nor are they mean
Now the leaders we have
While they’re the worst that we’ve had
Are hardly the worst this poor world has seen
Let’s turn history’s pages, shall we?
Take the Caesars for example
Why within the first few of them
They had split Gaul into three parts
Fed the Christians to the lions
And burned down the City
And one of ’em
Appointed his own horse Consul of the Empire
That’s like vice president or something
That’s not a very good example, is it?
But wait, here’s one, the Spanish Inquisition
They put people in a terrible position
I don’t even like to think about it
Well, sometimes I like to think about it
Just a few words in defense of our country
Whose time at the top
Could be coming to an end
Now we don’t want their love
And respect at this point is pretty much out of the question
But in times like these
We sure could use a friend
Hitler. Stalin.
Men who need no introduction
King Leopold of Belgium. That’s right.
Everyone thinks he’s so great
Well he owned The Congo
He tore it up too
He took the diamonds, he took the gold
He took the silver
Know what he left them with?
Malaria
A president once said,
“The only thing we have to fear is fear itself”
Now it seems like we’re supposed to be afraid
It’s patriotic in fact and color coded
And what are we supposed to be afraid of?
Why, of being afraid
That’s what terror means, doesn’t it?
That’s what it used to mean
The end of an empire is messy at best
And this empire is ending
Like all the rest
Like the Spanish Armada adrift on the sea
We’re adrift in the land of the brave
And the home of the free
Goodbye. Goodbye. Goodbye.
Les malfaisants
août 5, 2008
Je me suis toujours dit qu’il y a trois types de malfaisants sur la planète : le juriste, le psy et le con. Si je veux commettre une saloperie, je trouverai toujours un juriste pour justifier mon acte, un psy pour l’excuser et un con pour me pardonner…