Passantes de Passy

septembre 9, 2008

Jolies passantes de Passy
Je me demande souvent si
Dans le plaisir qu’on dit charnel
Vous gardez vos tailleurs Chanel
Jolies passantes de Passy
J’aperçois quand, dans vos taxis,
Vous partez pour quelque cocktail
Sur une épaule, une bretelle
J’envie vos dentelles
Le matin quand elles
Vous entourent de leurs
Lacis
Sans parler des pailles
De vos Martini Dry
De vos glaces aux papayes
Aussi
Jolies passantes de Passy
Je me demande souvent si
Dans les jumpings à Bagatelle
Vous portez des porte-jarretelles
Quand le dimanche en Givenchy
Si sages sous vos robes en vichy
Le diable s’immisce dans vos missels
Tripotez-vous la p’tite ficelle
Les chambres d’hôtel
Les filles de passage
Tous ces minitels
Leurs messages
Les amours par douze
Des salons de massage
Moi, ça me donne le blues
De vos corsages
Jolies passantes de Passy
Je me demande souvent qui
Bourdonne dans vos nid d’abeilles
Flâne la nuit sous vos flanelles
Je vous ferai, c’est dommage,
Ni frais ni hommage
C’est peut-être mieux ainsi
Moi, les femmes fidèles
Je me méfie d’elles
Elles sont bien plus chiennes

Randy rules

août 6, 2008

A Few Words in Defense of Our Country

By Randy Newman

I’d like to say a few words
In defense of our country
Whose people aren’t bad nor are they mean
Now the leaders we have
While they’re the worst that we’ve had
Are hardly the worst this poor world has seen

Let’s turn history’s pages, shall we?

Take the Caesars for example
Why within the first few of them
They had split Gaul into three parts
Fed the Christians to the lions
And burned down the City
And one of ’em
Appointed his own horse Consul of the Empire
That’s like vice president or something
That’s not a very good example, is it?
But wait, here’s one, the Spanish Inquisition
They put people in a terrible position

I don’t even like to think about it
Well, sometimes I like to think about it

Just a few words in defense of our country
Whose time at the top
Could be coming to an end
Now we don’t want their love
And respect at this point is pretty much out of the question
But in times like these
We sure could use a friend

Hitler. Stalin.
Men who need no introduction
King Leopold of Belgium. That’s right.
Everyone thinks he’s so great
Well he owned The Congo
He tore it up too
He took the diamonds, he took the gold
He took the silver
Know what he left them with?
Malaria

A president once said,
“The only thing we have to fear is fear itself”
Now it seems like we’re supposed to be afraid
It’s patriotic in fact and color coded
And what are we supposed to be afraid of?
Why, of being afraid
That’s what terror means, doesn’t it?
That’s what it used to mean

The end of an empire is messy at best
And this empire is ending
Like all the rest
Like the Spanish Armada adrift on the sea
We’re adrift in the land of the brave
And the home of the free
Goodbye. Goodbye. Goodbye.

harcelement moral

octobre 21, 2007

Isoler le travailleur.

Ne plus lui parler, ne plus lui adresser la parole en public, nier sa présence, l’éloigner, le priver des moyens de communication (téléphone, ordinateur, courrier, …), empêcher les autres travailleurs de lui adresser la parole.

Déconsidérer le travailleur.

Répandre des rumeurs, ridiculiser, imiter, humilier, mettre en cause ses convictions ou sa vie privée, injurier ou harceler sexuellement.

Discréditer le travailleur.

Ne plus lui donner de tâches à réaliser, l’obliger à réaliser des actions dévalorisantes, absurdes ou inférieures à ses compétences, mettre le travailleur en échec, simuler des fautes professionnelles. Le dénigrer devant les autres.

Compromettre la santé du travailleur.

Obliger le travailleur à réaliser des travaux dangereux, menacer, empêcher la prise de congés, agresser le travailleur.

Déstabiliser le travailleur.

Se moquer de ses convictions, de ses goûts, de ses choix politiques. Le priver de toute possibilité de s’exprimer, se moquer de ses points faibles, faire des allusions désobligeantes sans jamais les explicités, mettre en doute ses capacités de jugement et de décision.

Déroulement d’un harcèlement moral

La logique d’un harcèlement moral est souvent identique.

Au départ, la victime ne s’aperçoit pas qu’elle est manipulée. Les relations entre la victime et le harceleur débutent souvent sous forme de rapports de séduction.

Le harceleur attaque ensuite de façon indirecte de manière à déstabiliser le travailleur. Celui-ci se désiste ou se soumet de manière à éviter le conflit ouvert.

A ce moment, un sentiment de confusion apparaît chez la victime. Il engendre du stress. D’autant que pour la victime, elle s’interroge sur ses compétences et ses capacités.

Le doute s’installe. Souvent, elle imagine qu’elle est à l’origine du comportement du harceleur. La victime cherche des causes logiques au comportement du harceleur.

Finalement, les rapports se dégradent petit à petit et mènent le harceleur à des comportements violents vis-à-vis de la victime. La victime prend peur. Soit elle est terrorisée et elle se soumet. Dans ce cas, le harceleur et parfois l’entourage professionnel diront qu’elles sont des victimes nées. Soit elle réagit violemment et elle sera accusée d’être responsable de l’échec de la relation professionnelle ou d’être violente.

Celle-ci ne perçoit pas directement cette violence. Ce n’est qu’en recourant à des spécialistes extérieurs (médecins, psychologues, syndicalistes, travailleurs sociaux) qu’elle est à même de comprendre la manipulation qui est exercée sur elle.

Aujourd’hui, la phase ultime du harcèlement se traduit souvent par le départ de la victime (changement de service, licenciement ou démission) ou parfois, mais plus rarement, par le départ du harceleur.